questions à Fausto Paravidino

I) Est-ce que tu fais du théâtre ? 
a)    Oui
b)    Non 

Sì. Anche quando faccio altro.
Oui. Même quand je fais autre chose.

II) Si réponse a) : Que veux-tu de lui ? 
Di solito mi domando cosa potrebbe volere lui da me. Io da lui voglio che aiuti l’umanità a trovare la lingua per parlarsi meglio, che ci mandi a letto la sera con la sensazione che nel bene e nel male questa vita valga la pena di essere vissuta se non altro per la bellezza della sua rappresentazione, che sconfigga il fascismo.     
En général, je me demande surtout ce que lui pourrait vouloir de moi. 
Moi, je veux de lui qu’il aide l’humanité à trouver une langue pour qu’on se parle mieux, qu’on aille se coucher le soir avec l’idée que peut-être, malgré tout, cette vie vaut la peine d’être vécue, au moins pour la beauté de sa représentation. Je veux aussi qu’il abatte le fascisme.
Si réponse b) : Qu’est-ce que tu ne veux plus de lui ? 
Che la smetta di dividere gli esseri umani tra chi in nome della cultura sopporta la noia e chi non la sopporta e quindi a teatro non ci va. Se non ci si incontra a teatro non ci si incontra e basta.
Je veux qu’il arrête de faire une distinction entre ceux qui, au nom de la culture, supportent l’ennui et ceux qui ne le supportent pas et donc ne vont pas au théâtre.
Si le théâtre n’est pas le lieu de la rencontre, il n’y a pas de rencontre du tout. 

III) « On traverse un tunnel - l’époque », disait Mallarmé.
Qu’est-ce qui bouche le désir ?

La paura.
La peur.
Comment tu le débouches ?
Col teatro. 
Par le théâtre.

IV) L’Amour ? La Beauté ? Tu les cherches encore ? 
A volte mi sembra persino di trovarle !
J’ai même parfois l’impression de les trouver!
Y a-t-il un endroit du monde où tu les accroches ? 
Negli esseri umani, anche se sono bravvisimi a nascondere amore e bellezza, è il posto dove mi interessa di più cercarle e dove è più bello trovarne (nella frutta è troppo facile !).
Les êtres humains sont très forts pour faire disparaître l’Amour et la Beauté, mais c’est là que ça m’intéresse le plus de chercher. Là, aussi, que c’est si beau de trouver (dans les fruits, c’est trop facile !).

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