La princesse de Clèves

de Madame de La Fayette mis en scène par Magali Montoya
16 Décembre au 17 Décembre 2017
SAM, DIM À 15H
6H40
©Jean-Louis Fernandez
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C’est l’invention du roman en France. C’est un chef d’œuvre. Qui a servi d’emblème à la haine de la pensée. Quand on réentend le roman, on comprend ce qui aurait été jeté de nous à la poubelle, s’il fallait que ces œuvres disparaissent. Beauté, courage, sublime rigueur. L’intrigue relate les tourments de la princesse de Clèves entre un mari (qu’elle n’aime pas) et un amour (impossible), le duc de Nemours. Mais si le trio amoureux est célèbre,  et l’on sait qu’il a été plusieurs fois porté au cinéma, c’est l’entièreté du roman qui est géniale. Alors, Magali Montoya  a refusé « d’adapter » La princesse de Clèves,  elle a voulu la jouer dans son intégralité. Parce que c’est un foisonnement d’histoires, où ce qui apparaît c’est l’inextricable corruption d’un monde de cour, où la passion ne peut trouver d’espace qui ne soit pas politique, souillé, soumis au soupçon. C’est la génialité de Mme de Lafayette, d’avoir prononcé que l’amour demande une société, une politique, qui le permettent.Dans le spectacle-fleuve où est donnée la totalité du roman, ce sont cinq actrices qui assument l’ensemble des personnages, féminins et masculins. Et ce décalage dans le genre, ce décalage dans le temps, cet éloignement cher aux Classiques, interrompant les rapprochements convenus, ravivent l’empathie et la pensée. L’amour dans ce monde? Question toujours actuelle, qui se dépose et se déplie délicatement, de la naissance des sentiments à leur pleine conscience et épreuve. 

avec Éléonore Briganti, Élodie Chanut, Emmanuelle Grangé, Bénédicte Le Lamer, Magali Montoya et le musicien Roberto Basarte

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Émission Contre-courant

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Biographie(s)

Comédienne sur la scène des théâtres (notamment sous la direction de Stéphane Olry et Corine Miret,  Alain Ollivier et Jean Marie Patte) comme sur les écrans de cinéma (dont ceux de Raoul Ruiz et de Jean-Paul Civeyrac), Magali Montoya s’engage en parallèle dans de multiples collaborations à l’écriture et à la mise en scène, aux côtés de la formation Cabine d’essayage et de Dominique Lurcel. En 2009 elle crée son premier spectacle, une adaptation de L’Homme-Jasmin d’Unica Zürn ; et fonde la compagnie « Le Solstice d’Hiver », où elle développe un travail théâtral centré sur l’acteur, d’après une approche sensible de la littérature.    

 

générique

scénographie Emmanuel Clolus
composition musicale Roberto Basarte
lumière Pascal Noël
son Marc Bretonnière
assistant à la mise en scène Guillaume Rannou
stagiaire mise en scène Jules Churin
régie générale et plateau Lellia Chimento
costumes (confection) ateliers TNS et MC2: Grenoble
costumes pour la reprise Virginie Gervaise
décor (construction) ateliers MC2: Grenoble
maquillage Christelle Paillard

un spectacle de la Cie Le Solstice d’Hiver production déléguée MC2: Grenoble coproduction Théâtre national de Strasbourg, Théâtre national de Bretagne Rennes, Maison de la culture de Bourges, MC2: Grenoble, Cie Le Solstice d'Hiver avec le soutien de la DRAC Île-de-France et l’aide au compagnonnage du ministère de la Culture et de la Communication, d'ARCADI Île-de-France Avec l’aide de la SPEDIDAM Remerciements à La Commune CDN d’Aubervilliers, au Théâtre de l’Aquarium, et au TGP Saint-Denis
SPECTACLES