Artaud

mis en scène par Sergio Boris
4 Avril au 14 Avril 2018
MAR, MER ET JEU À 19H30, VEN À 20H30, SAM À 18H, DIM À 16H

Dans un asile devenu parking, où les décharges électriques d’un vieux réfrigérateur font office d’électrochocs, subsistent d’anciens patients et membres du personnel. Suite au coup du fil du docteur Nacho, une expulsion aux allures de « grand nettoyage » se prépare aux portes de l’ancien hôpital. César, un ex-patient désormais agent d’entretien, tente d’en protéger Fabio. Mais Fabio est accro aux chocs électriques et à Mona, la serveuse elle-même amoureuse de Nacho, et cela ne facilite pas la tâche. Pendant ce temps, dans le bar où travaille Mona, le docteur Lotito fête le baptême de son fils et de sa nouvelle clinique, en compagnie autant de policiers que de psychiatres. C’est le retour de nos Argentins tant aimés avec Viejo, Solo y Puto. À l’origine de ce nouveau spectacle, il y a deux témoignages qui redessinent les frontières de la folie. Les « Lettres de Rodez », d’Antonin Artaud à son psychiatre ; et la répression policière qui, en 2013, fit de nombreux blessés dans un établissement psychiatrique de Buenos Aires. Ainsi, à l’écoute des marginalités, Sergio Boris ausculte nos propres contradictions : quel est le point de bascule entre folie et raison ? Comment reconnaît-on la part de lutte des classes en nous ? Et comme toujours, c’est un théâtre de montage, où se révèle la fraternité dans les éclats de réel. Et là où, sans doute, on l’attendrait le moins.

Partager :

SPECTACLES